Le végétarisme, choix, santé.

Le végétarisme est un mot qui évoque encore pour certains  la verdure, le tofu, la restriction et les carences. Rappelons déjà ce qu’est le végétarisme.

Il s’agit d’un régime alimentaire qui exclue la consommation de chair animale, uniquement. Ne confondons donc pas avec le végétalisme qui exclue les produits issus des animaux (comme les œufs, les produits laitiers et le miel) et le véganisme qui est un mode de vie qui tend à exploiter le moins possible les animaux (nourriture évidemment avec le végétalisme mais aussi les loisirs, les vêtements, etc).

Un choix

Quand on me demande ce que je ne mange pas, je dis juste que je ne mange pas les animaux. Je n’aime pas vraiment toutes ces étiquettes attribuées  à des régimes, on dirait qu’on parle de maladies. J’ai déjà entendu « tu as le droit de manger quoi ? ». J’ai choisi d’être végétarienne pour des raisons éthiques, morales, sanitaires et écologiques. Je ne vis pas dans l’ascétisme et la nostalgie d’un bon kébab. Mais si un jour, pour une raison x ou y, je décide d’en remanger, et ben j’en remangerai parce que je l’aurai décidé et personne ne me l’interdira.

J’ai mangé de la viande durant la plus grande partie de mon existence et pourtant, la simple vue d’un morceau de viande m’écœure car le déclic que j’ai eu depuis me montrait à chaque fois un cadavre dans mon assiette. D’ailleurs, raison peut-être pour laquelle les végétariens mangent  toujours des œufs et du fromage : on ne voit aucun animal mort, et  pourtant il l’est bien. Je sais que derrière ce fromage et ces œufs, se cachent des animaux tués dans d’atroces souffrances pour la plupart des cas.

Je vois mon végétarisme actuel plus comme une transition évidente vers le végétalisme, il s’agit pour moi d’une suite logique (mais pas obligatoire). J’ai arrêté progressivement de manger du fromage (dont j’étais accro), le reste sera pour moi beaucoup plus facile je pense.

Je suis devenue végétarienne lorsque j’avais 15 ans, je ne me souviens pas vraiment de mes motivations de l’époque mais elles ne devaient pas être très ancrées car j’ai remangé de la viande un an plus tard. Ma réflexion a réellement pris forme il y a environ cinq ans, lorsque mes préoccupations sur la souffrance animale ont pris finalement le dessus et que j’ai pris connaissance d’une espèce de «  formatage sociétal » dans mon éducation ; il est normal aujourd’hui de manger de la viande et du poisson car c’est comme ça qu’on nous l’a appris, faire autrement soulèverait quelques inquiétudes sur la nutrition. A l’époque, j’étais tombée sur un reportage sur ARTE qui je crois était « les nouveaux végétariens », il m’avait alors ouvert les yeux sur la possibilité d’un nouveau mode de vie, j’enviais ces personnes qui témoignaient et qui vivaient sans avoir à fermer les yeux sur ce qui se passait en élevage intensif et en abattoir, je voulais être comme eux.

J’en parlais autour de moi, je ne connaissais aucun végétarien, je mangeais de moins en moins de viande mais toujours aucun cap de franchi.

C’est finalement trois ans plus tard, après la naissance de mon fils et plus particulièrement lors de la diversification alimentaire que la machine s’est mise en route. J’avais du mal à donner de la viande à mon bébé, je me sentais mal à l’aise. C’est à partir de ce moment que j’ai décidé d’arrêter de lui en donner et d’en manger.  Il a fallu que je me documente énormément sur le sujet, je ne pouvais pas faire de faux pas avec mon enfant. L’alimentation végétarienne ne se résout pas à seulement garder la même alimentation en y retirant la viande.  Les premiers mois ont été très denses en informations, j’ai appris à manger à 31 ans. Je me suis mise à cuisiner beaucoup plus, à manger bio et local car la démarche s’étendait aussi à mes convictions écologiques. Il a fallu aussi que je pioche et que je tri dans les informations sans que je me fasse influencer d’une part, par certains discours extrémistes véganes et d’autre part, par les lobbyistes agro-économiques.

De manière générale, tous les régimes d’évictions doivent se faire progressivement ; je ne suis pas devenue végétarienne du jour au lendemain. La documentation sur le sujet est très importante également. Aujourd’hui, nous avons énormément d’outils grâce à la communication qu’offre internet (chose que je n’avais pas quand j’étais ado).

 

Et la santé ?

Lorsque l’on parle de végétarisme, on parle souvent de protéines. Aujourd’hui, les recherches indiquent que le fait d’assortir différentes sources de protéines au cours de la même journée permet amplement de combler les besoins énergétiques de n’importe quel individu en apportant tous les acides aminés essentiels. Le fer quant à lui est présent dans les légumes mais surtout dans les céréales, les légumineuses et les oléagineux.

La seule carence possible est dans le végétalisme, il s’agit de la vitamine b12. Cette vitamine est ingérée par les mangeurs de viandes et de ces sous-produits à travers les animaux qui ont été supplémentés en b12 avant d’être abattus. Les végétaliens, eux, la prennent directement ce que je trouve quand même beaucoup plus sain…

 

Je regrette de ne pas m’être renseignée avant…Je me sens tellement mieux, en accord avec mes convictions. Parfois, il m’arrivait de manger de la viande uniquement par peur d’avoir des carences alors qu’il me manquait juste les bonnes informations. Le végétarisme est devenue facile, naturel et je sais que je ne suis pas seule grâce à cette belle communauté qui s’agrandit de jour en jour. Venez partager avec moi votre histoire avec la viande, que vous en mangez ou pas.

Vous trouverez pal mal d’informations sur le sujet grâce au site de l’association végétarienne de France notamment avec le guide du végétarien débutant qui est à télécharger.

 

2 commentaires Ajoutez les votres
  1. Bonjour Sabrina,

    La désinformation est un réel défaut dans ce pays…j’espère qu’un jour les gens arrêterons d’avoir l’esprit brouillé par les publicités, la grande distribution et ces quelques professionnels de la santé en conflits d’intérêts.
    Bel article.

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